Page:Sade - Oxtiern, ou les Malheurs du libertinage,1800.djvu/8

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Scène IV.


CASIMIR, FABRICE, ERNESTINE, AMÉLIE.



Fabrice, à Ernestine.

J’espère, Mademoiselle, que cet appartement vous conviendra ; j’ai mis à vous le préparer, tous les soins que m’a recommandé Monsieur le Comte, et que Mademoiselle mérite.


Ernestine, dans le plus grand accablement.

Tout est bien, Monsieur, tout est bien, tout est trop bien pour moi ; la plus profonde solitude, voilà la seule situation qui me convienne.


Fabrice.

Puisque Mademoiselle desire d’être tranquile, je vais pourvoir aux autres soins qui pourront lui rendre mon logis supportable. (Il sort).


Casimir, à Ernestine.

Monsieur le Comte entrera-t-il chez Mademoiselle, lorsqu’il sera arrivé dans cette maison ?


Ernestine.

N’en est-il pas le maître… Ne l’est-il pas de toute mon existence… Laissez-nous, Monsieur, laissez-nous… Nous avons besoin d’être seules.