Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/32

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A l’horizon rouillé du monde vieux
Je m’apparais avec la face double :
Ici j’offre le miel de mes grands yeux,
Là j’épands le poison de mon sang trouble.

Durant l’épais mystère du chaos
Quel dessein noir le heurtait à la tempe,
Et ce dessein, finalement éclos,
N’est-ce pas lui cette chose qui rampe ?

Fis-tu la femme afin de courroucer
L’ami captif en son argile d’homme
Puisque je sens les ongles me pousser
Et mon œil bleu jaillir vers cette pomme ?