Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/37

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La Reine, sur l’ivoire et l’argent de son thrône,
Sculptée, enclose des douze agrafes d’or fin
De son peplos, rêvant, hèle comme une aumône
L’Absent au casque vif dont son vieux jeûne a faim.

Par la kithare emplis des torrents du kratère
Et le ventre doublé de ventres de brebis,
Les Prétendants, sur les toisons des mets, par terre,
Ont des rires baveux plein leur trogne rubis.

Dans leur haleine d’ail coassent des grenouilles
Et leur vie est aveugle aux Kèrs au doigt fatal
Tandis que le brasier hérisse entre les rouilles
Des armes des cloisons un réveil de métal.