Page:Sainte-Beuve - Poésies 1863.djvu/259

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


SONNET

9 ■

a Sujs-j6 bien le même élro qui fut heureux un jour ?»

Lettre de Sairt-Pibvx.

Insensé, qu’ai-je fait ? Voyant le mal sacré
Dévorer tout son cœur et me brûler comme Elle,
J’ai voulu, sans atteinte à la flamme étemelle,
Diminuer pourtant Tincendie effaré.

J’ai voulu, sur Tautel tout de foudre éclairé,
Allumer un rayon pour Tabsence fidèle.
Et plus également ménager Tétincelle,
La lampe vigilante, et qui luit au degré.

J’ai voulu, de Didon, ou de Phèdre, ou dliélène,
Faire, ô ma Laure aimée, une plus douce Reine,
Pour elle aussi plus douce, et pour le cher vainqueur ;

Souriant, se plaisant aux tristesses légères,
Chantant sa mélodie au’ fond des jours sévères…
Je voulais la nuance, et j’ai gâté Târdeur !

2S0 POESIES

PODR