Page:Samain - Œuvres, t2, 1921.djvu/233

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Les Monts


 
Épiques survivants des vieux âges que hante
Une mystérieuse et lointaine épouvante,
Les monts dressent au ciel leur tumulte géant.
La terre les vénère ainsi que ses grands prêtres,
Et, dans la hiérarchie éternelle des êtres,
Ils n’ont au-dessus d’eux, les augustes ancêtres,
           Que le grand ancêtre Océan.

Le tonnerre leur plaît. Tout le ciel qui s’embrase
À leurs fronts ceints d’éclairs met un nimbe d’extase.