Page:Sand – Le Lis du Japon, 1866.pdf/16

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Scène IV.

Les Mêmes, JULIEN, MARCEL.



JULIEN.

Eh bien, j’ai vu Dubourg, je… (Voyant la marquise, il jette un cri.) Ah !


MARCEL.

C’est lui, madame, c’est mon cousin le peintre… votre locataire… et, puisque vous avez des ordres à lui donner, le voilà pour les recevoir.


LA MARQUISE.

Si vous me trouvez installée chez vous en votre absence, monsieur, ne vous en prenez qu’à M. Marcel. Je me plaisais à regarder vos œuvres.


MARCEL, bas, à Julien.

C’est-à-dire qu’elle ne les regardait pas du tout.


LA MARQUISE.

Et, puisque nous voici en présence, pourquoi ne vous dirais-je pas que je désire rentrer en possession de ce pavillon ?


JULIEN.

Mais… M. Dubourg et moi, nous étions d’accord… Les réparations sont urgentes, il est vrai ; mais, désirant ne pas déménager, je les prends à ma charge, et, dès lors, il est tout à fait indifférent à madame la marquise que j’en sois plus ou moins incommodé.


MARCEL, surpris.

Oui ; mais…


JULIEN.

Permets, Marcel, ceci me regarde.


LA MARQUISE.

Alors, monsieur, vous refusez d’accéder à ma demande ?