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LE
LIS DU JAPON




L’intérieur d’un joli petit atelier pour peindre des fleurs. Il y a des fleurs partout, en jardinières, en caisses, en vases ; des toiles, des chevalets, etc. ; une grande table, un fauteuil, d’autres siéges ; aucun luxe, beaucoup de propreté. Au fond, une grande porte ouverte, donnant sur un petit péristyle où l’on voit un escalier qui monte aux étages supérieurs. — À droite, dans l’atelier, une fenêtre à demi couverte d’un rideau vert ; à gauche, en face, une porte.




Scène première.

JULIEN, MARCEL.


Julien est à la fenêtre ; Marcel entre, tenant un petit pot de faïence dont la plante est enveloppée de papier.

JULIEN, à lui-même.

Personne dans le jardin ! Elle ne sort donc pas aujourd’hui ?


MARCEL, à part.

Comme le voilà absorbé ! (Haut.) Ohé ! Julien, bonjour !


JULIEN.

Ah ! cousin Marcel ! (Il lui serre les mains.)


MARCEL.

Tu étais donc là, perdu dans tes rêveries, grand artiste ?