Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 2.djvu/224

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difficile à sa compagne et périlleux pour lui-même. Les premiers pas du beau couple dans ce jardin choisi de la nature les transporta de joie, et d’abord ils s’y élancèrent en se tenant par la main et en témoignant leur naïve admiration par une course ardente et rapide. Évenor ne donnait pas à Leucippe le temps de voir et de comprendre. Il l’entraînait de la vallée des fleurs aux arbres des collines et des rives du lac aux rochers de l’enceinte. « Ah ! que ton jardin est beau, s’écriait Leucippe ; comme on y oublie les secousses et les ravages du volcan ! On dirait qu’ici la terre