Page:Sand - Correspondance 1812-1876, 1.djvu/258

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
255
CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

excellente a son mauvais côté ; toute chose détestable a son avantage, et nous sommes, tous, fous et bêtes. Tâchons d’être le moins méchants possible, avec ou sans amour ; soyons fidèles à l’amitié.

Ton ami
GEORGE.


CVIII

À MADAME MAURICE DUPIN, À PARIS


Paris, jeudi, décembre 1833.


Ma chère maman,

Je vous envoie le lit de Maurice et sa petite boîte de crayons, pour qu’il fasse des bonshommes et se tienne tranquille auprès de vous.

Vous seriez bien bonne et bien gentille de tâcher de le faire coucher chez vous pour Noël. Madame Dudevant, qui s’en est chargée, le rendra bien malheureux, je crains, à force de sermons et de niaiseries. En l’envoyant chercher chez elle dans la journée, vous pourriez le garder, en lui écrivant une petite lettre. Au reste, Boucoiran se concertera à cet égard avec vous et vous épargnera les courses et les ennuis.

Adieu, ma chère maman ; je vous remercie mille fois de vos bontés pour moi et mes enfants. Je suis tranquille sur le compte de Maurice, puisque vous