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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

fêtes antérieures ; mais Hippolyte vous aura conté notre chasse au sanglier ; il vous aura dit que Nohant devenait chaque jour plus brillant. Nous serions bien heureux si cela pouvait vous donner l’envie d’y venir.

Adieu, ma chère maman ; je vous embrasse tendrement et vous prie de me donner de vos nouvelles. Pardonnez-moi le long temps que j’ai mis à vous donner des nôtres. Je suis si occupée en l’absence de mon mari, que je suis forcée de remplacer, que je n’ai pas le courage d’écrire le soir, et que je vais me coucher bien lasse.

Vous saurez que je m’occupe beaucoup de médecine, non pas pour moi, car j’aime peu à y songer, mais pour mes paysans. J’ai fait de très heureuses cures ; mais l’état a aussi ses désagréments.


X

À LA MÊME


Nohant, 9 octobre 1826.


Ma chère petite maman,

Pardonnez-moi d’avoir été si longue à vous remercier des peines que vous avez prises pour moi. J’ai été si occupée, si dérangée, et vous êtes si bonne et si indulgente, que j’espère ma grâce.

Vous avez bien voulu courir pour vous occuper de ma toilette et de celle de Maurice. Ces emplettes étaient charmantes et font l’admiration d’un chacun