Page:Sand - Jean de la Roche (Calmann-Levy SD).djvu/271

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ici. Si nous avons besoin de quelque chose, nous appellerons Marguerite.

Je fis vite la commission. Quand je revins, je trouvai M. Butler seul avec sa fille, fort préoccupé, me regardant fixement et me répondant tout à contresens. Je fus saisi d’une grande frayeur. Sans doute on avait interrogé Marguerite sur mon compte, et, comme j’avais négligé de la mettre dans mes intérêts, elle avait dû dire qu’elle ne m’avait jamais vu au mont Dore, ou qu’il y avait si longtemps, qu’elle ne s’en souvenait plus ; mais mon malaise fut dissipé par le prompt retour du sans façon paternel de M. Butler.

— Nous n’avons pas encore fixé le but de la promenade et l’heure du départ, me dit-il. Asseyez-vous par là, Jacques, dans le salon ; ma fille vient de me dire que vous étiez minéralogiste. Si je l’avais su plus tôt, cela m’eût fait plaisir, car elle dit que vous en savez plus long que les guides ordinaires ; votre modestie, chose encore plus rare chez vos confrères, m’a empêché de vous apprécier. Je vous demande maintenant de mettre vos connaissances à notre service. Voici ce que je veux faire. Un de mes amis m’a demandé une petite collection des roches de l’Auvergne, et je veux lui envoyer cela en Angleterre. Nous avons là toute la minéralogie des monts Dore. Ayez l’obligeance de tailler les spécimens de manière à ce qu’ils