Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/146

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ANGELO.

Prie Dieu, mon doux fils, il t’aidera peut-être. Allons, laisse-moi, passe ton chemin, et sois béni.

(L’enfant sort.)




Scène V.

ANGELO, priant, absorbé. LUPO, qui entre en regardant derrière lui, masqué et les vêtements en désordre.

LUPO.

Holà ! l’ermite, cède-moi la place.


ANGELO, surpris.

Qui êtes-vous ?


LUPO.

Un proscrit, un fugitif. Je réclame ici le droit d’asile.


ANGELO.

Entre dans ma grotte, frère ; tout ce que j’ai t’appartient.


LUPO.

Ta cellule ne me protégerait pas ; c’est sous la voûte de la chapelle que je veux être, au pied de cette statue qui est réputée inviolable.


ANGELO.

Il suffit que tu sois dans cette enceinte de laves ;