Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/147

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c’est un lieu consacré. Ne profane pas inutilement le sanctuaire de la madone.


LUPO.

Je ne veux rien profaner. Tu vois bien que je suis sur les dents ; il faut que je dorme une heure ou que je crève, et c’est là que je veux dormir. Ôte-toi !


ANGELO.

Mon frère, je te supplie…


LUPO.

Veux-tu que je t’administre trente soufflets ?


ANGELO.

Je dois tout souffrir pour l’amour de Dieu.


LUPO.

Alors je vais te découdre le ventre avec ma dague ; sache que je manque de patience.


ANGELO.

Je cède à la menace pour t’épargner un crime.


LUPO, regardant la madone.

Est-ce vrai, ce qu’on raconte de cette image ?


ANGELO.

Qu’est-ce qu’on t’a dit ?