Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/247

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GARNIER




Il y a peu de traits dans l’histoire des peuples et dans les révolutions des empires qui puissent servir de matière à plus d’observations philosophiques et psychologiques, que la manière dont mon ami Garnier devint l’amant de sa maîtresse.

Mon ami Garnier est un homme probe et doux, de mœurs pures, modéré en politique, plein d’idées neuves et de respect pour les convenances. C’est un garçon si rangé, qu’on ne l’entend jamais parler de ses dettes ; point fanfaron, point querelleur, incapable de battre son domestique s’il en avait un, conservant d’ailleurs un juste orgueil, principalement ses jours de barbe. Son extrême