Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/255

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même tu n’as pas de poudre. Une détonation funeste, si tu me tournais contre toi, annoncerait l’instant de ma propre mort et non de la tienne ; les éclats que tu recevrais dans le nez et dans les yeux seraient les seules marques que je pourrais te laisser de mes longs et cruels services.

N’est-ce pas quelque chose de hideux que l’influence d’un quantième ? Quand je pense que le premier du mois Garnier voltigeait sur les prairies émaillées, semblable à une bergeronnette des champs ! Les rosettes de ses escarpins étaient humides de rosée, de douces larmes erraient dans ses yeux. « Et qui donc lui donnait le bras ? — Que vous importe ? — Eh bien ! oui, c’était une lingère. » Ô solitude de Meudon ! ô jouissance du pauvre ! celui qui ne vous connaît pas n’a jamais ni ri ni pleuré.

Garnier prit donc son violon et commença à se frotter les mains ; il joua Di tanti palpiti. Un orgue qui passait dans la rue fit entendre aussitôt le chœur des montagnards de la Dame blanche ; une grisette se mit à sa fenêtre ; le son du