Page:Sand - Laura - Voyages et impressions.djvu/215

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Les deux tableaux qui nous montrent madame de Warens en Armide et en Omphale, et qui sont beaucoup plus anciens qu’elle, m’avaient frappé pourtant. Je me demandais s’ils représentaient quelque aïeule de l’amie de Jean- Jacques, et si j’y devais chercher quelque lointaine ressemblance avec elle. M. Arsène Houssaye nous donne aujourd’hui le mot de l’énigme, car c’est bien la ressemblance de madame de Warens elle-même. « C’est le hasard qui a fait ce tableau (l’Omphale) le portrait de madame de Warens. Un de ses amis le lui apporta un jour en lui disant : « Vous reconnaissez-vous ? » C’était une toile déjà ancienne, dans la manière du Ricci, achetée à Turin et offerte à la belle baronne. J’en dirai autant d’une toile plus petite peinte à l’école du Castiglione. C’est encore d’un peu loin le portrait de madame de Warens, mais toujours par rencontre. »

Ces deux tableaux, qui sont restés là, lui ont donc bien appartenu personnellement. Les y a-t-elle laissés pour acquitter une fin de bail ? C’est fort probable. Comme souvenirs, ils sont donc d’un