Page:Sand - Le Diable aux champs.djvu/108

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


EUGÈNE. — Heu ! il était trop rouge ! Mais qu’a donc Pyrame à aboyer comme ça ? Est-ce qu’il veut manger notre petit curé ?

DAMIEN. — Non, il le connaît ! On sonne à la grande porte, je crois ? Attends donc ! Quel diable de vent ! Oui, on sonne ; allons voir.




SCÈNE XII


Dans le salon, chez Maurice


MAURICE, RALPH, JACQUES.


MAURICE. — Vous n’êtes pas étonné, monsieur Jacques, de l’intelligence de Pierre, quand on lui parle raison d’une façon poétique ?

JACQUES. — Non, le paysan est comme cela. Vous trouvez en lui le génie à côté de la stupidité. Ah ! que de belles choses on pourrait graver sur ces tables rases que le passé nous dispute !

(Il s’assied et joue aux échecs avec Ralph.)

DAMIEN, à la porte. — écoute donc, Maurice ! un instant.

(Maurice sort.)




SCÈNE XIII


Dans la salle à manger


MAURICE, DAMIEN, EUGÈNE, MYRTO, en amazone.


MAURICE, à Damien. — Madame de Noirac ? Non ! une belle dame que je ne connais pas.

DAMIEN, à Maurice. — Ni moi non plus. Elle demande à te parler.