Page:Sand - Le Diable aux champs.djvu/174

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QUATRIÈME PARTIE




SCÈNE PREMIÈRE


Samedi soir, dans le parc de Noirac


MONSIEUR et MADAME CHARCASSEAU, EULALIE, POLYTE CHOPART, MADAME PATURON, MONSIEUR MALASSY.


MONSIEUR CHARCASSEAU. — En voilà bien assez, de promenade autour de cette barrière. C’est fermé partout et vous ne verrez rien ! Si nous retournions voir les citrouilles !

MADAME PATURON. — Dites donc, père Charcasseau, il y a un proverbe qui dit : Qui se ressemble se rassemble. Nous ne sommes pas curieuses des citrouilles !

MADAME CHARCASSEAU. — Ah ! la belle levrette ! toute blanche ! C’est comme une biche blanche !

POLYTE. — Je veux l’attraper, pour voir si je peux courir aussi vite qu’elle.

MADAME CHARCASSEAU. — Ah ! oui, plus souvent ! Elle en ferait courir dix comme lui.

MONSIEUR MALASSY. — Voilà un mot que j’entends souvent dire et que je ne trouve point juste. Il me semble que dix personnes qui courraient toutes de la même manière n’iraient pas plus vite qu’une seule.

MADAME CHARCASSEAU. — C’est vrai, mais ça se dit comme ça.

EULALIE. — Tiens, regarde donc, maman !