Page:Sand - Le Diable aux champs.djvu/312

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DAMIEN. — Vite le pot à la colle !

(Polyte se retire précipitamment.)

MADAME PATURON. — Eh bien, qu’est-ce que tu as vu ?

POLYTE. — Rien, ils ont voulu me barbouiller !

MADAME PATURON. — C’est bien fait. Pourquoi es-tu si curieux ?

(On entend frapper trois coups.)

NOÉMI. — Ah ! quel bonheur, ça commence !

MAURICE, à Émile. — Allons, venez faire votre partie dans l’orchestre ! Jean, à toi les cymbales !

(L’ouverture se compose d’un tambour, d’une trompette, d’un mirliton, d’un flageolet et de deux couvercles de casserole, jouant tous ensemble, chacun dans un ton ou dans un rhythme différent Jacques rit aux éclats, ainsi que la famille Brown.)

RALPH. — Eh bien, c’est ce qu’on peut imaginer de plus amusant, pour une ouverture de marionnettes.

MANICHE. — C’est trop joli, c’te musique là ! Ça donne envie de danser.

GERMAIN. — Ils savent donc tous jouer de la musique, là-dedans ?

DIANE. — Quel effroyable charivari ! lis m’en ont donné hier un échantillon, mais maintenant ils abusent de la permission.

GÉRARD. — Ça ressemble à une meute en désarroi.

LE CURÉ DE SAINT-ABDON. — Quel Carillon !

MADAME PATURON. — Tiens, je connais cet air-là ! C’est une polka.

POLYTE. — Je crois bien qu’il n’y a pas d’air du tout et qu’ils se moquent du monde.

(La musique cesse.)

DAMIEN, dans le théâtre. — Y sommes-nous ? bonne chance ! enlevez !

(La toile se lève.)