Page:Sand - Les Dames vertes, 1879.djvu/91

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fontaine et m’asseyais quelquefois sur ses bords, entourés de fleurs magnifiques artistement disposées dans les crevasses du rocher brut sur lequel on avait exhaussé le rocher de marbre blanc. Cette base fruste donnait plus de fini à l’œuvre du ciseau et permettait de faire retomber l’eau des vasques en nappes brillantes dans les récipients inférieurs, garnis de plantes fontinales.

Cet endroit était délicieux, et le reflet du vitrail colorié donnait par moments les tons changeants et l’apparence de la vie aux figures fantastiques de la statuaire.

Je regardai la néréide avec un étonnement nouveau, l’étonnement de la trouver belle et de comprendre enfin le sens élevé de cette mystérieuse beauté.

Je ne songeais plus à la critiquer au profit de celle de madame d’Ionis. Je sentais que toute comparaison est puérile entre des choses et des