Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/175

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autrement décidée que toi : je commandais, j’étais reine, j’étais libre, j’étais heureuse, je jouissais de la vie… Je n’avais rien de plus que toi, j’étais belle ; seulement je savais tirer parti de ma beauté, je ne la laissais pas en friche… Et ne va pas croire pour cela, mon enfant, que je me sois jamais mal conduite ; fi donc ! ce n’est pas moi qui te donnerais un mauvais conseil ; je puis marcher partout, ma fille, partout la tête haute… Personne ne viendra jamais reprocher à mademoiselle Primerose, votre mère, de n’avoir pas légitimement gagné l’argent qu’elle a dépensé… C’est que nous avions de