Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/214

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


veille, la frappa de surprise et d’une sorte de crainte.

« — Il n’y en a donc qu’un avec ma fille ? dit-elle avec une voix mal assurée.

« — Soyez tranquille, madame ; celui-là paiera pour deux ; et en trois mots, d’un ton d’autorité, son portefeuille ouvert à la main, il expliqua ou plutôt il signifia à l’actrice le parti que venait de prendre sa fille, de se séparer d’elle pour jamais. Il calma ses cris, son désespoir et sa colère, en lui mettant plusieurs billets de banque dans la main. Le contact soyeux de ce fin papier rendit le calme à la