Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/239

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en pleurs ; et cette femme, si misérablement dépravée par l’éducation que lui avait donnée sa mère, et qu’elle transmettait à sa fille comme un héritage qu’elle devait garder avec orgueil, cette femme, qui portait si haut la religion de ses principes et la dévotion du vice, ouvrit ses bras à Rose, et versa sur elle de véritables larmes.

« Va, chère enfant, lui dit-elle, sois heureuse, et jamais ingrate : n’oublie jamais ta mère, qui a tout fait pour toi et qui mourrait de douleur si tu la forçais à rougir un jour de ta conduite ; sois probe, sois honnête. Et si, un jour, tu étais pauvre