Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/38

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moquent de moi, et je les vois rire. Dans la coulisse, c’est bien pis : le directeur me gronde, ma mère me tape, et mes camarades sont bien contentes de me voir pleurer. Cependant, il faut reparaître sur le théâtre avec les larmes aux yeux, et faire semblant de rire, quand c’est dans mon rôle ; et il y a souvent dans la pièce de vilaines paroles que je n’ose presque pas comprendre, et il faut que j’aie l’air de les dire avec plaisir, et le parterre rit d’un rire grossier… Va, c’est bien cruel d’amuser ainsi les hommes ? Mais tout cela n’est rien auprès de ce qu’on me réserve.