Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/41

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tions dans les rues, je voyais en effet des dames bien belles qui se promenaient sans châle et avec de petits souliers minces par le plus grand froid ; et nos mères nous défendaient de les regarder, parce qu’elles disaient que c’étaient de grandes pécheresses.

« — Eh bien ! c’est cela qu’on appelle des filles. Elles commencent par être honnêtes comme vous et moi, et puis on les vend à des hommes qui les déshonorent et qui les laissent là : alors elles sont obligées pour vivre, de courir les rues et de se recommander à tous les passans.