Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/56

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toute chargée des suaves émanations de la vigne en fleur, les oiseaux se retirèrent vers la montagne, et les pampres se peuplèrent du bourdonnement de ces beaux sphynx ocellés à aîles roses dont l’œil est lumineux comme l’escarboucle des Arabes.

C’était un magnifique tableau, que le coucher du soleil derrière les montagnes : des bandes pourpres, liserées de feu, traversaient un fond orangé sur lequel se détachaient des rayons d’un or plus pâle. Les déchiquetures des Pyrénées se dessinaient en violet clair sur ce brillant horizon, et leurs brèches aériennes, qui