Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/167

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la branche féminine, composée de sept filles, qui débordèrent bientôt dans le parloir. La couleur éclatante de leurs cheveux, si contraire à nos principes sur la beauté, était pour leur père un témoignage non équivoque de la fidélité de sa compagne. Rien n’était plus flatteur pour son cœur épanoui que ces onze têtes rouges rangées autour de lui, sans compter les petits qu’on avait laissés en nourrice dans le Monmouthshire.

La surveillante tira une clef de sa poche et ouvrit une petite porte pratiquée à la grille. Les jeunes Anglaises se jetèrent dans les bras de leurs parens. Ce fut un moment de