Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/22

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


par terre avec l’abandon apathique d’un enfant de trois ans, elle n’avait pas cherché à être bien ou mal ; on eût dit qu’elle s’était laissée tomber à cette place et qu’elle y restait frappée de paralysie. Et pourtant il y avait de la vie, de la force, de la santé, dans ce coloris si vif et si frais ; de la chaleur dans ce jeune sein mal caché par un madras en désordre. Il y avait du mouvement dans ce laissé aller, de la grâce et de la réalité dans ces formes hardies, complètes. Sa robe de sergette brune, relevée jusqu’au genou, laissait à découvert une jambe dont la vigueur nerveuse et riche se dessi-