Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/220

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pour le noviciat. Sa robe noire avait la forme de celles des dames du moyen âge ; au lieu de la guimpe des nonnes, une fraise large et raide rappelait ces portraits de tante qu’on remarque dans toutes les galeries de famille.

Cette grave assemblée, debout, immobile, les bras en croix, le voile baissé, et gardant le plus profond silence, offrait un spectacle presque effrayant. On eût dit une réunion de spectres attendant le départ d’une âme pour l’autre vie, afin de s’en emparer.

Rose s’arrêta, posa son flambeau sur la rampe, et attendit la fin de