Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/82

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


en égarant ta conscience si prude ; tu épousas le vice, afin d’en faire l’apologie et d’émousser les remords par la satiété. Tu glissas bien vite sur cette pente fatale ; car tu y débutais avec des passions toutes neuves, toutes brûlantes, qu’à force de les comprimer tu possédais à ton insu ; et tu es arrivé au point d’être criminel pour avoir été homme de bien, tandis que j’arriverai un jour peut-être à être homme de bien, par ennui du métier que je fais maintenant en sens contraire. Amen ! Trouves-tu que je prêche bien ? »

Horace ne répondit point. À la tristesse profonde qui envahissait