Page:Sand - Theatre complet 4.djvu/28

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LE DOCTEUR.

Va pour la migraine ! Or donc, je m’empare de vous, vous êtes mon malade ; vous causez avec Henri, et vous l’aimez, je n’en doute pas. Vous déjeunez avec nous…


LA HYONNAIS.

Pourrai-je manger, au moins ? J’ai un appétit de Breton et de voyageur !


LE DOCTEUR, riant.

Ce sera un symptôme de votre mal ! Allons, je vas chercher Henri et lui faire mon conte en deux mots, ainsi qu’à ma fille.

Il passe dans le cabinet.




Scène VIII



LA HYONNAIS, seul.

Sa fille !… Je m’étais imaginé que c’était elle qu’Henri voulait épouser. C’est une charmante figure ! On la dit pleine de talents et de qualités. Le docteur doit avoir de l’aisance. Tout ici respire une vie calme et saine. Si ce jeune homme n’a pas l’esprit faussé par l’ivresse du monde, il me semble qu’il pourrait trouver sous sa main une heureuse destinée !




Scène IX


LE DOCTEUR, HENRI, LA HYONNAIS.




LE DOCTEUR, bas, à Henri.

Puisque c’est lui qui demande à te voir !


HENRI.

À la bonne heure !


LA HYONNAIS, à Henri.

Monsieur de Trégenec, puisque le hasard nous rapproche, permettez-moi de vous saluer. Nos familles ne se voient pas,