Page:Sand - Theatre complet 4.djvu/75

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



DUBUISSON.

Ah ! ça, c’est différent, il faut empêcher le gaspillage ! Il va au fond causer avec les domestiques, et sort par la gauche.


MADAME DUBUISSON.

Oui, ma fille, le cœur nous entraîne à notre perte. (Elle lui arrange sa coiffure.) Voilà une épingle qui sort de ton bandeau… Et moi qui te parle, j’ai souffert aussi ; car Dieu merci, la vie des femmes est toujours exposée !… (À deux domestiques qui regardent aux fenêtres du fond, d’une vois rude.) Qu’est-ce que vous faites là ?… Tenez-vous à la grande entrée !… qu’on vous voie !… Dieu ! qu’ils sont bêtes !… (Elle va vers eux et donne des ordres en s’agitant beaucoup. — Revenant à sa fille.) Ainsi, il n’y a pas à dire…


CLÉONICE, rêvant.

Alors, vous me forcez à épouser le comte ?…


MADAME DUBUISSON.

Oui !…


CLÉONICE.

Et vous direz cela à Jules ?


MADAME DUBUISSON.

Tiens ! je m’en gênerai !…


CLÉONICE, à part.

Si, au moins, il m’avait rendu ma maudite lettre ! Il prétend l’avoir brûlée !…


MADAME DUBUISSON.

Voyons, qu’est-ce que tu rumines ? Je te dis que je prends tout sur moi !… Tiens ! voilà M. Henri. Avoue qu’il est bien !…


CLÉONICE.

Il n’est pas mal.