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144 LES RACINES CONTENANT UN A MÉDIAL, EN GREC.

montrent de la manière la plus évidente qu'il y a eu devant -vu, introduction secondaire de la forme forte. M. Schmidt, il est vrai, tient que ei, eu, sont eux-mêmes pour iv, uv, mais sur ce point l'adhésion de la plupart des linguistes lui a toujours fait défaut. S** D'après la même théorie, f)riYvu|Lii serait pour

  • ^âYvu|Lii (cf. éppâyriv). Donc les Doriens devraient dire ^d^vuini, mais ils disent,

au présent (Ahrens II 132), ^riYvuui. Cela établit l'introduction pure et simple de la forme forte.

La loi qui préside à Tapparition de l'a long ne se vérifiera pas pour toutes les racines. Certains verbes, comme ^(xtttiju ou XdtTTTUi, ont complètement renoncé à l'a long. Nous reviendrons sur ces cas anormaux (v. p. 147 seq.).

Nous passons à l'examen des principales formations verbales. Sauf une légère inégalité au parfait actif, le verbe Xadui conserve le paradigme dans sa régularité idéale. Comparez

q)eÛYUJ ëcpuTov irécpeuYa ireqpuTMévoç qpeûHoiaai cpuKiôç Xddu)^ ëXôt^ov XiXâba XeXacriaévoç Xa(J0|nai -Xâffroç {leathô elafhon leleatha lelasmenos lea{tli)somai lastos)

Présent de la 1® classe (cf. p. 119). Outre Xdduu, on a ^ayu), Kabuj, TaKuu, âbo|Liai, puis arjTruj et rinriTUJ dont Tr), vu èadirriv et Tjaàfev, représente a, et sans doute aussi br|UJ. Avec o: KXubôuu, TpOuYUj, (pd)Yiu; de plus puj(a")o|Liai, x^(^)oM«i (P-162). Curtius, 7er&. I^ 228 seq. Sur le prés. br|KUD v. ibid.

Aoriste thématique (cf. p. 10,20). En regard des présents Xdôo), aboyai, *T|LidYUj (riiiriYiAJ) on a: ë-Xâ&o-v, e-v&bo-v, bi-é-T|LiaY0-v. Il ■est permis de restituer à tttSkujv un présent *TTTdKUJ. La longue de TTTncTauu est incompatible en principe avec la formation en -yuj. L'origine récente de ce présent est donc aussi transparente que pour <pdjZ!uj à côté de qpuJYUi. La longue des présents fait défaut pour l-Xapo-v, ë-XSKO-v, simplement parce que ces présents ne suivent point la V classe; au parfait l'a long reparaîtra. De 2ujc vient Zoucr&iju pour locfi-cs^^ii (Grdz.611). Sur les aoristes isolés tels que IqpaYOv v, p. 151.

L'aoriste thématique redoublé (cf. p. 10,21) a le même voca- lisme radical que l'aoriste simple: Xé-XSdo-v, Xe-XSpé-adai, Xe-XaKO-vxo,

��1. La rac. Xflô est sortie de là (p. 58) comme irXri-e de v:\r\, mais le para- digme qui lui a été imposé était ancien. — Il va sans dire que leathô est une transcription schématique, destinée seulement à mettre en évidence la composition de ï& long; à l'époque où les éléments de cet à étaient encore distincts, l'as- pirée eût été probablement dh.

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