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74 «2 ^ANS LES THÈMES EN -tta.

On ne peut savoir si la racine de ^oîvn est ^ei, avec e. Il est difficile aussi de rien décider sur oîvoç, uttvoç et ôkvoç. xéxvn, êebvov, qpepviî (éol. qpépeva) montrent un e irrégulier. Quant à l'e de réKVOV, prenons garde qu'ici l'e ne pouvait pas tomber — ce qui n'est pas le cas pour cpepvrj — , que par conséquent rien n'empêche tek de représenter le degré où la racine expulse ïe. Or il existe une seconde série de thèmes en -na qui en effet affaiblit la racine: c'est à cette classe sûrement qu'appartient tékvov et son équivalent germanique pegnà- (oxyton, v. Verner 1. c. 98). irôpvn en fait partie également; son o n'est pas a^.

En regard de uivoç, divr| (skr. vasnà), le lat. vënum dare et le slave véno présentent un e fort extraordinaire. Il faut dire que l'étymologie de ce mot n'est point encore éclaircie et qu'il nous ap- paraît entièrement isolé. On pourrait, il est vrai, le mettre en rap- port avec skr. vdsu.

La racine germanique veg donne xmgna- «char» ; her donne harna- neut. <enfant> (mais en lit. bernas); de leihip) \ientlaihna- neut. «le prêt» (F. IIl^ 269), de leug laugna fém. «action de cacher» (F. 276). On aurait tort de placer ici launa- «salaire»: le grec Xau nous apprend que son a est a.

Je trouve en lituanien varsnà fém. aipoqpn PoOùv (de vèrsti'i) et kdlnas «montagne» de kel. On compare à ce dernier le lat. coUis: peut-être y a-t-il même identité complète, car le passage d'un thème en -0 comme *colno dans la déclinaison en -i se rencontre dans plusieurs cas. Pour mainas «échange» = si. mena (F. ÎP 633), la voyelle radicale est incertaine. Slave strana «région» pour *s<orMa; cèna «honneur» identique au gr. Troivn, au zd. kaëyia féuj.; Va^ radical est évident dans le dor. aTTOTeicreî et autres formes. On connaît moins bien la racine du zd. daêna fém. «loi» que M. J. Schmidt (Verivandtsch. 46) compare au lit. dainà (cf. crét. ëv-&ivoç = êvvo|Lioç?). Zd. vaçna «désir».

En sanskrit on a entre autres les oxytons praçnd, (vasnà), syond adj. «moelleux» d'où syonâ-m «couche» (= gr. eùvn pour *oùvr|?), les paroxytons vârna, svâpna, phéna. A ce dernier répond le lit. péîias qui semblerait prouver %; mais, comme dans ki'mas, il y a lieu de se défier de ë, d'autant plus que le gr. çoivôç «sanglant» (primit. «écumant»?) pourrait bien attester positivement «g-

Thèmes grecs en -co. (t€k tôHo^) Kep Kopaô Xck XoHô 1. L'« appartient peut-être à la racine comme c'est le cas pour itaX{v- opoo, ftH>-oppo. — 2. Kopaôv Kopuôv Hes. — Je ne fais que mentionner vôooç

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