Page:Say - Mélanges et correspondance d’économie politique.djvu/80

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pour mon cœur, les yeux ruisselans d’avoir laissé, et d’avoir laissé malade la meilleure et l’une des plus nobles femmes que Dieu ait créées ; mais, espérant de la rejoindre, et en sa douce compagnie, quelquefois avec ses conseils, dé parvenir à rendre les travaux qui me restent à faire plus utiles au monde que ceux qui m’ont tant occupé.

J’ai donc repoussé, et, sur mes rapports, l’assemblée constituante a repoussé presque tous les impôts qui auraient gêne, vexé, tourmenté lé travail… Est-ce de cela que vous me blâmez, mon ami ?

J’ai conservé l’enregistrement, parce qu’il donne aux actes une date authentiqué, et que, pour son paiement, c’est le contribuable qui va chercher le percepteur, et non le percepteur qui poursuit le contribuable.

J’ai conservé les postes, parce que si leur service coûte au-delà de ses frais, son utilité pour le commerce et les consolations qu’il procure à l’amitié sont si précieuses, qu’il n’est personne qui ne les payât volontiers vingt fois plus cher si la poste n’existait pas.

J’ai résisté et je m’opposerai toujours à la vente des forêts, parce qu’elles ne sont pas un impôt, parce qu’elles sont une propriété publique qui ne demande rien à aucune propriété