Page:Say - Traité d’économie politique, III, 1826.djvu/277

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s’entendent pas, se disputent, s’égorgent[1] : j’ai cherche a fixer ici, de la manière la plus précise, le sens des termes de l’économie politique, afin qu’on puisse toujours savoir positivement quel fait ou quelle chose un mot représenté ; dès-lors il n’est plus possible de le prononcer au hasard : un même mot ne peut plus être employé pour designer des choses diverses, ou pour présenter des doctrines creuses, des faits imaginaires, vagues, imparfaitement observés.

Les personnes qui aiment à se rendre compte de tout, pourront consulter cet Épitome, non-seulement en lisant le Traité auquel il est joint, mais en lisant tout autre ouvrage sur l’administration, l’histoire, les voyages, la géographie, la politique, les arts industriels, le commerce. J’ose dire qu’elles apprécieront mieux la solidité de leurs bases, la justesse de leurs déductions. On pourra comparer perpétuellement les termes dont chaque auteur se sert, avec leur signification primitive et avec la nature des choses ; on

  1. Presque toutes les guerres livrées depuis cent ans, dans les quatre parties du monde, l’ont été pour une balance du commerce qui n’existe pas. Et d’où vient l’importance attribuée à cette prétendue balance du commerce ? De l’application exclusive qu’on a faite à tort du mot capital à des matières d’or et d’argent.