Page:Schoebel - Le Rituel brahmanique du respect social.djvu/30

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ici la subordination rigoureuse qui existe entre les membres de la famille indienne et dont les liens ne se relâchent que dans le culte de ceux qui ne sont plus, devant cette mort qui nous rend tous égaux : omnes eodem cogimur.

Le Rituel continue, çl. 135 :

Brâmanan daçavarshan tu çatavarshan tu bhûmipan
Pitâputraau vijânîyâd brâhmanas tu tayoh pitâ.

« Qu’il reconnaisse un brâhmane de dix ans d’un côté, (et) un prince de cent ans de l’autre, comme le père et le fils ; mais des deux (c’est) le brâhmane (qui est) le père ».

C’est pourquoi (tasmât), dit le commentaire, le brâh-

    Ces chiens allégoriques étaient les fils de Saramâ, car chacun d’eux est surnommé Sârameyas, mot qui, romnie le démontre Kuhn, est identique avec Ἑρμείας, d’où la contraction Ἑρμῆς. Ewald (Gött. gelehrte anz., 1859), p. 1132) pense que le nom de Hermès est foncièrement grec et la toujours été : Wohl sicher von jeher gut griechisch. Ils étaient donc la personnification d’Indra et d’Agni ou Yama, ou des deux Açvins, c’est-à-dire qu’ils représentaient, d’après les exégètes indiens mêmes, le jour et la nuit, le temps, par conséquent, de la vie terrestre de l’âme. Or, entre le temps et le vent, il y a une analogie facilement saisissable, ainsi que le prouvent suffisamment les dictons populaires sur la marche rapide du temps. Le chien est donc aussi un symbole expressif pour représenter le vent, et il parait que tel a été, en effet, sa signification première. Et ainsi le mythe qui fait prendre aux âmes trépassées la forme du vent s’accorde avec celui qui les fait appeler et accompagner par des chiens. On sait que, dans nos croyances populaires aussi, le chien, par ses hurlements, annonce le trépas (« die Hunde bellten so laut, da lag dahin gestrecket ihr Sohn, und der war todt) (Heine), et que le Thot égyptien, qui paraissait aux Grecs identique avec leur Hermès, était représenté avec une tête de chien. (Voy. Kuhn, Zur Mythologie, dans la Zeitschrift für D. A. de Haupt, VI, 128, sqq. — Ueber die Vrihad-devatâ, dans Ind. Stud. I, 111. — Weber, Ueber das Kaushîtaki-Brahm. dans Ind. St. II, 296. Ueber die strafende Vergeltung nach dem Tode, dans la Zeitsch. der D. M. G. IX, 238, note 1 ; Aufrecht, dans Ind. Stud. IV, 213, note 3).