Page:Schoonbroodt - Une petite bourgeoise, 1916.djvu/57

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V.

Où Mademoiselle Émerance se révèle.



Neuf heures du matin viennent de sonner à l’horloge de la pharmacie. Monsieur Brayant est occupé à broyer quelque chose de brun foncé dans son mortier de porcelaine quand la porte de la rue s’ouvre en coup-de-vent et que paraît Madame Ramelin.


Monsieur Brayant. — Ie, Madame Ramelin ! quel bon vent vous amène ?…

Madame Ramelin. — Un conseil, Monsieur Brayant… un petit conseil que je viens prendre au pharmacien.

Monsieur Brayant. — Vous ne voulez pas vous donner la peine d’entrer dans la salle à manger ?

Madame Ramelin. — Pas la peine. Voici ce que c’est. Mon mari a un clou, qu’est-ce qu’il faut faire ?

Monsieur Brayant. — Un clou ?… Je m’en vais vous servir pour un demi-franc de farine de lin.