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VI.

Où Mademoiselle Émerance est parfaitement heureuse.


Quinze jours plus tard.

Madame Brayant, accompagnée de sa fille, arrive chez Dumortier. Les deux femmes ont été entendre la messe et la digne épouse du pharmacien tient encore en main un majestueux livre d’heures. Monsieur Dumortier les fait entrer au salon où les visiteuses attendent l’arrivée de Madame Dumortier.

Enfin, celle-ci paraît.

Madame Dumortier. — Comme c’est gentil à vous de venir jusqu’ici en sortant de messe, chères mesdames… Ïe da, Mademoiselle Émerance, vous en avez fait une toilette !

Madame Brayant. — Vous trouvez ?… N’est-ce pas que cette robe est jolie ?

Madame Dumortier. — Elle n’est pas seulement jolie, elle est délicieuse, comme ce petit chapeau, par exemple : c’est un amour de petit chapeau…