Page:Schopenhauer - Éthique, Droit et Politique, 1909, trad. Dietrich.djvu/112

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pères, au contraire, n’ont jamais été eu jeu. Quoi qu’il en soit, une femme, ayant toujours besoin d’une tutelle, ne peut jamais être tutrice. En tout cas, une femme qui n’a pas aimé son mari n’aimera pas non plus les enfants qu’elle a eus de lui, surtout après qu’est passé le temps de l’amour maternel purement instinctif, dont on ne peut lui tenir compte au point de vue moral. Je suis en outre d’avis qu’en justice le témoignage d’une femme, cæteris paribus, devrait avoir moins de poids que celui d’un homme ; ainsi, par exemple, deux témoins masculins devraient valoir trois, et même quatre témoins féminins. Car je crois que l’espèce féminine, prise en masse, profère chaque jour trois fois autant de mensonges que l’espèce masculine, et cela avec un air de vraisemblance et de sincérité auquel ne peuvent parvenir les hommes. Les mahométans, d’autre part, exagèrent en sens contraire. Un jeune Turc cultivé me disait un jour : « Nous considérons la femme uniquement comme le sol où l’on dépose la semence. Aussi leur religion est-elle indifférente. Nous pouvons épouser une chrétienne, sans exiger qu’elle se convertisse » . Comme je lui demandais si les derviches étaient mariés : « Cela va de soi, me répondit-il ; le Prophète était marié, et ils ne peuvent avoir la prétention d’être plus saints que lui » .

Ne vaudrait-il pas mieux qu’il n’y eût pas de jours fériés, et qu’il y eût à la place beaucoup d’heures