Page:Schopenhauer - Éthique, Droit et Politique, 1909, trad. Dietrich.djvu/28

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qu’on verrait apparaître, seraient la chasteté et la générosité, associées à la douceur et à l’humilité.

Si maintenant l’on compare à ces idées fondamentales de l’éthique, établies avec tant de profondeur par l’Orient, les vertus cardinales platoniciennes, si célèbres et tant prônées, la justice, la bravoure, la modération et la sagesse, on les trouvera dépourvues d’une idée fondamentale claire et directrice, donc superficiellement choisies, et en partie même manifestement fausses. Les vertus doivent être des qualités de la volonté ; mais la sagesse appartient directement à l’intelligence. La…, que Cicéron traduit par temperantia et la langue allemande par Mässigkeit (modération), est une expression très indéterminée et très ambiguë sous laquelle on peut ranger beaucoup de choses, telles que réflexion, sobriété, tête solide ; elle vient vraisemblablement de…, ou, comme le dit Hiérax dans Stobée (Florides, titre V, § 60) :

La bravoure n’est pas une vertu, bien que parfois elle puisse venir en aide à la vertu ; mais elle est également prête à servir la cause la plus indigne ; c’est en réalité une propriété du tempérament. Déjà Geulinex,