Page:Scribe - Théâtre, 6.djvu/276

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PREMIER PAYSAN.
Hé ! pourquoi donc ?
DIKSON, montrant Jenny.
Hé ! pourquoi donc ? Ma femme et moi
En perdrons la tête, je croi :
Voilà, par un revers soudain,
Que nous nous trouvons sans parrain.
TOUS.
Point de parrain !
DIKSON.
J’en avais un du plus haut grade,
Car c’était monsieur le shérif ;
Mais voilà qu’il tombe malade,
Et juste au moment décisif.
TOUS.
Comment remplacer un shérif ?
JENNY.
Je veux un parrain d’importance,
Qui porte bonheur à mon fils.
DIKSON.
Mais, je le vois, l’heure s’avance ;
N’y pensons plus, mes bons amis.

Scène III.

Les prédédens ; GEORGES, paraissant sur le haut de la montagne.


(Il est en vêtement très simple, et porte sur son épaule un petit paquet attaché au pommeau de son épée.)

TOUS.
Eh mais ! quel est cet étranger ?
GEORGES, qui a descendu la montagne, et qui entre en scène.
Chez vous, mes bons amis, ne puis-je pas loger ?

(Tirant sa bourse et la présentant.)

Tenez, car la faim m’aiguillonne.