Page:Serge - L’Ouvriérisme, paru dans L'Anarchie, 24 mars 1910.djvu/11

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Par ailleurs, dans les milieux plus cultivés, parmi les écrivains, les artistes, il fut convenu d’admirer le prolo. Une littérature surgit où l’on dépeignait en termes indignés les souffrances du pauvre peuple. Les « martyrs du travail » eurent leurs chantres. Et l’on imagina petit à petit un type de travailleur ne correspondant guère à la réalité. C’est l’admirable mineur de Constantin Meunier, le bel ouvrier au torse puissant, au regard fier, que l’on voit sur les gravures socialistes s’en aller joyeusement vers un grand soleil pourpre…