Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/114

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CHIRON.

— Ton conseil, mon gars, ne sent pas la couardise.


DÉMÉTRIUS.

Sit fas et nefas, jusqu’à ce que je trouve une source — pour rafraîchir cette ardeur, un charme pour calmer ces transports. — Per Styga, per manes vehor (6).

Ils sortent.

SCÈNE III

[Devant le palais impérial.]
Entrent Titus Andronicus, ses trois fils, et son frère Marcus, au bruit des fanfares et des aboiements.

TITUS.

— La chasse est commencée, la matinée est brillante et azurée ; — les champs sont embaumés, et les bois verdoyants ; — découplez les chiens ici, et provoquons leurs abois, — pour qu’ils éveillent l’empereur et son aimable femme, — et fassent accourir le prince ; sonnons un carillon de chasse — au bruit duquel toute la cour fasse écho. — Mes fils, chargez-vous, avec nous, — d’escorter attentivement la personne de l’empereur. — J’ai été troublé cette nuit dans mon sommeil, — mais le jour naissant m’a inspiré une sérénité nouvelle.

Aboiement de chiens. Fanfares de cors. Entrent Saturninus, Tamora, Bassianus, Lavinia, Chiron, Démétrius et leur suite.

TITUS.

— Mille bons jours à votre majesté ! — Et autant à vous, madame ! — J’avais promis à votre grâce un carillon de chasse.