Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/115

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SATURNINUS.

— Et vous l’avez vigoureusement sonné, messeigneurs, — un peu trop tôt pour de nouvelles mariées.


BASSIANUS.

— Qu’en dites-vous, Lavinia ?


LAVINIA.

Je dis que non : — j’étais largement éveillée depuis plus de deux heures.


SATURNINUS.

— Allons ! qu’on nous donne les chevaux et les chariots, — et en campagne !

À Tamora.

Madame, vous allez voir — notre chasse romaine.


MARCUS.

J’ai des chiens, monseigneur, — qui vous relanceront la plus fière panthère — et graviront la cime du plus haut promontoire.


TITUS.

— Et moi, j’ai un cheval qui suivra le gibier — par tous les chemins et franchira la plaine comme une hirondelle.


DÉMÉTRIUS, bas à Chiron.

— Chiron, nous ne chassons pas, nous autres, avec chevaux ni meute, — mais nous espérons prendre au piège une biche mignonne.

Ils sortent.

SCÈNE IV

[Un vallon désert dans la forêt. Dans un fond, un souterrain secret, dont l’ouverture est cachée par un arbre.]
Entre Aaron, portant un sac d’or.

AARON.

— Quelqu’un qui aurait du sens, croirait que je n’en ai pas — d’enterrer sous un arbre tant d’or, — pour ne jamais