Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/179

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


TAMORA, à part, à ses fils.

— Qu’en dites-vous, enfants ? voulez-vous demeurer près de lui, — tandis que je vais dire à monseigneur l’empereur — comment j’ai gouverné notre comique complot ? — Cédez à son humeur, caressez-le, flattez-le, — et restez avec lui, jusqu’à mon retour.


TITUS, à part.

— Je les connais tous, bien qu’ils me croient fou ; — et je les attraperai à leurs propres pièges, — ces deux infâmes limiers d’enfer, et leur mère.


DÉMÉTRIUS.

— Madame, partez comme il vous plaît, laissez-nous ici.


TAMORA.

— Au revoir, Andronicus ! La Vengeance va maintenant — ourdir un complot pour surprendre tes ennemis.

Elle sort.

TITUS.

— Je le sais ; ainsi, chère Vengeance, au revoir.


CHIRON.

— Dis-nous, vieillard, à quoi allons-nous être employés ?


TITUS.

— Bah ! j’ai de l’ouvrage assez pour vous. — Publius, ici ! Caïus ! Valentin !

Entrent Publius et d’autres.

PUBLIUS.

— Que voulez-vous ?


TITUS.

Connaissez-vous ces deux êtres ?


PUBLIUS.

Les fils de l’impératrice, — à ce qu’il me semble, Chiron et Démétrius.


TITUS.

— Fi, Publius, fi ! tu te trompes par trop. — L’un est le