Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/239

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brer scrupuleusement la fête ; qu’on ne l’écourte pas d’une heure.


PIRITHOÜS.

Seigneur, — je vais vous suivre de bien près ; la solennité ne peut être — dignement célébrée avant votre retour.


THÉSÉE.

Cousin, je vous commande — de ne pas bouger d’Athènes : nous serons de retour — avant que vous ayez terminé cette fête, à laquelle je vous prie — de ne rien retrancher. Encore une fois, adieu tous !


PREMIÈRE REINE.

— Ainsi tu justifies pour toujours les acclamations du monde.


DEUXIÈME REINE.

— Et tu acquiers une divinité égale à celle de Mars.


TROISIÈME REINE.

— Si elle n’est pas supérieure ; car — toi, qui n’es qu’un mortel, tu sais subordonner tes passions — à l’honneur divin ; tandis que les dieux eux-mêmes, dit-on, — gémissent sous leur empire.


THÉSÉE.

Si nous voulons être des hommes, — agissons ainsi : une fois subjugués par les sens, — nous perdons notre dignité humaine. Courage, mesdames ! — Nous allons chercher pour vous des consolations !

Fanfares. Ils sortent.

SCÈNE II

[Thèbes. Un palais].
Entrent Palémon et Arcite.

ARCITE.

— Cher Palémon, toi qui m’es plus cher par l’affection que par le sang, — et qui es mon cousin le plus proche, tu