Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/269

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QUATRIÈME CAMPAGNARD.

Si nous tenons ? Quel mal — y a-t-il ?


TROISIÈME CAMPAGNARD.

Arcas sera là.


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

Et Sennoïs, — et Rycas ; et jamais trois meilleurs garçons n’ont dansé — sous l’arbre vert ; et vous savez quelles filles il y aura. Ha ! — mais le délicat magister, le maître d’école, — en tâtera-t-il, croyez-vous ? Car il fait tout, vous savez.


TROISIÈME CAMPAGNARD.

— Il mangera son a b c d plutôt que d’y manquer, allez ! — Les choses sont trop avancées entre — lui et la fille du tanneur pour qu’il laisse échapper l’occasion ; — et il faut qu’elle voie le duc, et il faut qu’elle danse, elle aussi.


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

— Allons-nous être des gaillards !


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

Que tous les garçons d’Athènes — déchaînent contre nous le vent du fessier ! Moi, je serai par ci, — et je serai par là, et je serai partout, — pour l’honneur de notre village ! Ha ! enfants, hourrah pour les tisserands !


PREMIER CAMPAGNARD.

— Ça doit se passer dans les bois.


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

Oh ! pardonnez-moi !


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

— Oui, vraiment ; notre savant l’affirme ; — c’est là qu’il doit édifier le duc — par une très-verbeuse harangue faite en notre nom : il est parfait dans les bois. — Mettez-le en plaine, son savoir reste coi.


TROISIÈME CAMPAGNARD.

— Nous verrons les fêtes : donc, chacun à la manœuvre ! — Chers camarades, il faut absolument que nous répétions,