Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/270

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— avant que ces dames nous voient ; comportons-nous gentiment, — et Dieu sait ce qui peut en advenir.


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

D’accord. Les jeux — une fois terminés, nous donnerons notre représentation. En avant, enfants, et ferme !


ARCITE, s’avançant.

— Permettez, mes honnêtes amis !… Où allez-vous, je vous prie ?


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

— Où nous allons ? Ah ! quelle question !


ARCITE.

— Oui, c’est une question, pour moi qui n’en sais rien.


TROISIÈME CAMPAGNARD.

Aux fêtes, mon ami.


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

— Où donc avez-vous été élevé, que vous n’en savez rien ?


ARCITE.

Pas loin d’ici, monsieur. — Il y a donc des fêtes aujourd’hui ?


PREMIER CAMPAGNARD.

Oui, morguienne, il y en a, — et comme vous n’en avez jamais vu. Le duc lui-même — sera là en personne.


ARCITE.

Quels sont les divertissements ?


DEUXIÈME CAMPAGNARD.

— La lutte et la course… C’est un joli garçon.


TROISIÈME CAMPAGNARD.

— Tu ne veux pas y venir ?


ARCITE.

Pas encore, monsieur.


QUATRIÈME CAMPAGNARD.

Bien, monsieur, — prenez votre temps… Allons, enfants !