Page:Shakespeare, apocryphes - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1866, tome 1.djvu/273

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que vous soyez, vous êtes le meilleur coureur, le meilleur lutteur — que puissent reconnaître ces temps.


ARCITE.

Je suis fier de vous plaire.


THÉSÉE.

— Quelle contrée vous a vu naître ?


ARCITE.

Celle-ci ; mais bien loin, prince.


THÉSÉE.

— Êtes-vous gentilhomme ?


ARCITE.

Mon père l’a déclaré, — en consacrant ma vie à ces nobles exercices.


THÉSÉE.

— Êtes-vous son héritier ?


ARCITE.

Son plus jeune, seigneur.


THÉSÉE.

Votre père — assurément est un heureux sire. Qu’est-ce qui prouve votre qualité ?


ARCITE.

— Un peu de tous les nobles mérites. — J’ai su tenir un faucon et crier : Hallali ! — à une épaisse même de chiens ; je n’ose vanter — mon adresse à l’équitation, pourtant ceux qui m’ont connu — ont déclaré que c’était mon plus grand talent ; enfin, et surtout, — je puis passer pour un soldat.


THÉSÉE.

Vous êtes accompli.


PIRITHOÜS.

— Sur mon âme, c’est un homme distingué.


ÉMILIE.

Il l’est.


PIRITHOÜS.

— Comment le trouvez-vous, madame ?